Une personne choisissant un livre sur une étagère pour développer ses compétences de lecture.

8 septembre : retrouver de l’autonomie face à l’illettrisme

Par la rédaction de Pirots 2 — publié le 3 septembre 2026.

À l’approche de la Journée internationale de l’alphabétisation du 8 septembre, les adultes confrontés à des difficultés de lecture, d’écriture ou de calcul peuvent rechercher un accompagnement adapté. Un proche ou un employeur peut aussi faciliter ce premier pas, avec l’accord de la personne et sans jugement.

Illettrisme, analphabétisme et français langue étrangère : trois situations différentes

L’illettrisme désigne des difficultés à mobiliser la lecture, l’écriture ou le calcul dans la vie courante après avoir été scolarisé en français. Il ne renseigne ni sur l’intelligence ni sur l’ensemble des compétences d’une personne.

Lire aussi: Illettrisme : où trouver une aide locale avant le 15 septembre

L’analphabétisme concerne une personne qui n’a pas appris à lire et à écrire. L’apprentissage du français langue étrangère, ou FLE, répond quant à lui aux besoins d’une personne dont le français n’est pas la langue première. Ces situations demandent des réponses distinctes, même si certains besoins peuvent se rejoindre.

Des difficultés qui peuvent limiter l’autonomie au quotidien

Les obstacles apparaissent parfois au moment de comprendre un courrier administratif, remplir un formulaire, gérer un budget ou suivre une consigne de sécurité. Ils peuvent également compliquer l’utilisation d’un espace personnel en ligne, la lecture d’un horaire ou la préparation d’un dossier professionnel.

Ces exemples ne constituent pas un diagnostic. L’objectif d’un accompagnement est de partir des acquis de la personne et de ses priorités concrètes : travailler, se déplacer, effectuer une démarche ou gagner en confiance dans l’usage du numérique.

L’ANLCI aide à identifier un interlocuteur adapté

L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme propose des définitions, des ressources et des repères pour comprendre les situations d’illettrisme en France. Son site constitue un premier point d’orientation vers les acteurs et dispositifs présents sur les territoires.

8 septembre : retrouver de l’autonomie face à l’illettrisme

Un proche peut proposer de chercher les coordonnées avec la personne, mais il convient de respecter son choix, son rythme et la confidentialité de sa démarche. Dans l’entreprise, l’échange gagne à être centré sur les compétences nécessaires au poste et les possibilités de progression, plutôt que sur une étiquette.

Préparer un premier échange sans se mettre en difficulté

Avant de contacter une structure, quelques informations suffisent :

  • deux ou trois situations quotidiennes dans lesquelles une aide serait utile ;
  • l’objectif prioritaire, par exemple comprendre ses courriers ou suivre une formation ;
  • les disponibilités, le secteur géographique et les contraintes de déplacement ;
  • la situation professionnelle, utile pour explorer ensuite les financements possibles.

Il n’est pas nécessaire de raconter immédiatement tout son parcours. Lors du premier échange, il est possible de demander comment se déroule l’accueil, si l’entretien est confidentiel, quels apprentissages sont proposés et à quel rythme.

Vérifier le financement avant toute inscription

La prise en charge d’une formation n’est pas automatique. Selon sa situation, le lecteur peut interroger France Travail, son employeur ou consulter son Compte personnel de formation. Il faut vérifier l’éligibilité de l’action, le montant disponible, les éventuels frais restants et les démarches à accomplir avant de s’engager.

L’UNESCO organise chaque année la Journée internationale de l’alphabétisation et rappelle que l’accès à ces compétences relève aussi de la dignité et des droits humains.

Source: UNESCO

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